Informations

Massif : Mont-Blanc
Lieu de départ : Planpincieux, Val Vény, Val d’Aoste
Durée et période : 2 jours de septembre 2019
Forme de la ligne : en boucle
Formes des montagnes : alpages, arêtes, glaciers, pierriers.
Type d’hébergement : refuge gardé
Participante : Iris, Annecy.
Encadrement : Yann Borgnet, guide de haute montagne

Itinéraire

Les passages clés de l’envolée

Il faut garer la voiture au terminus de la route autorisé, au fond du Val Ferret. Il y a des spots rêvés pour passer une nuit dans la voiture. Le premier jour, il est possible de grimper sur le long de l’approche (topos en ligne sur le site du refuge) du refuge Dalmazzi.
L’approche la plus classique dès que la saison est avancée (de plus en plus tôt) se fait par la rive gauche du glacier du Triolet, en venant contourner les “Gemelli”. Il faut ensuite viser une épaule de l’arête, par une traversée légèrement descendante. La suite est assez évidente, si ce n’est les deux passages clés : au niveau du premier ressaut, viser une cheminée peu engageante sur le fil. Et le dernier mur, à attaquer sur le fil. Si, si, ça passe !

Difficulté technique

Difficulté globale

Difficulté physique

Découvrir

Seuls et sans la présence de remontées mécanique

Il y a des lieux dont on se construit une image au gré des avis et recommandations enjouées des amis. Le refuge Dalmazzi et ses abords en font parti. À un moment ou un autre, cette image se confrontera au vécu d’une expérience. Et parfois, la trop forte éloge anticipatoire déçoit le moment venu. Voilà qui n’est pas le cas de cette vallée située au fond du Val Vény !
Lorsqu’on se dresse sur le sommet de l’Aiguille de Savoie, les images sont familières. Le massif du Mont-Blanc, et ses sommets emblématiques sont à porté. Là le Linceul des Jorasses, qui commence à blanchir, en face, l’Aiguille Verte et son couloir Whymper bien sec… J’aime ainsi redécouvrir le massif sous de nouveaux angles. Particulièrement, je suis ébahi par le contraste d’expérience : se trouver au coeur des joyaux du massif du Mont-Blanc, seuls et sans la présence de remontées mécaniques.

Le cadre de l’aventure est posé. Il ne reste plus qu’à suivre la ligne effilée, l’arête Preuss à l’Aiguille de Savoie. La complexité de l’ascension, qui procure une grande part de son intérêt, est concentrée dans son approche. En ce début du mois de septembre, le glacier du Triolet est chaotique, et il faut faire preuve d’improvisation pour sortir d’un labyrinthe parfois effrayant. Une fois la base de l’arête rejointe, il n’y a plus qu’à se projeter dans un morceau de l’histoire de l’alpinisme. Et quel morceau d’histoire : car cette arête, dont le crux est un passage en cheminée un peu retord, se déroule sur une belle protogine rouge, toujours excellente. Preuss, visionnaire du début du XXème siècle, l’a ouverte en solitaire. Et fidèle à sa devise, à la montée comme à la descente, par le même itinéraire. En 1913 !
Faire l’ascension de cette arête, c’est vivre et se plonger dans ce temps-là, avec le matériel. Essayer d’en deviner les motivations, les techniques… Au delà de cette cheminée, l’audace de Preuss pèse de tout son poids lorsque l’on se trouve au pied du dernier mur, presque démunis !

Très belle course où l’expertise d’un guide pour louvoyer sur le glacier et progresser en sécurité sur le fil de l’arête prend tout son sens. La vue sur les Jorasses est exceptionnelle et le repas au refuge digne de la réputation des italiens!

IrisAlpiniste

Le budget de cette ligne

Aperçu exhaustif des frais engagés par les participants.

Encadrement

850€

(groupe jusqu’à 2 participants)

Refuge

60€

(non membre CAF) / personne

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